OFELYA SARGSYAN

Arménie-Matane

Agente de service aux membres – Caisse Desjardins de La Matanie​

Quand elle le peut, Ofelya Sargsyan termine ses journées au bord de la mer, en famille. Elle trouve les couchers de soleil de La Matanie magnifiques : « C’est quelque chose de mystique pour moi. C’est très relaxant ! Si ça ne va pas, je regarde le coucher de soleil et je me sens mieux. » C’est en octobre 2017 que l’Arménienne a fait connaissance avec son nouveau pays et le fleuve Saint-Laurent. Elle a été impressionnée par les couleurs automnales des paysages. « J’ai eu le sentiment que ce pays était proche de ma nature », raconte-t-elle.

Ofelya a 33 ans. Elle est née à Ijevan, en Arménie. Ayant complété une maîtrise en économie, elle a travaillé pendant quelques années dans une banque à Erevan. C’est là, au travail, qu’elle a rencontré l’homme de sa vie : « Ilya était en visite en Arménie. Il est venu à la banque, je l’ai servi, il est devenu amoureux dès le premier regard et moi aussi. Nous nous sommes mariés et je l’ai suivi un peu plus tard dans le pays où il vivait, le Canada. » Ilya Mailyan, 41 ans, a immigré à Matane en 2005 pour travailler à l’usine de taille de diamants qui existait à l’époque. Il a eu un véritable coup de cœur pour La Matanie.

Ofelya adore son pays natal. Elle en parle toujours avec fierté : la résilience des Arméniens, la cuisine, les chaînes de montagnes, les églises et les monastères anciens, le lac Sevan, l’architecture, etc. Étant très proche de sa famille et de ses amis, elle n’avait jamais songé à vivre dans un autre pays que l’Arménie. « C’est fort, l’amour ! », lance-t-elle avec le sourire. Sa curiosité et sa soif de découvertes ont aussi fait en sorte qu’elle ait cette impulsion de partir faire sa vie au Canada avec son amoureux.

À son arrivée à Matane, elle a été charmée par l’accueil qui lui a été offert : « Les gens ont fait beaucoup pour faciliter mon intégration. » Ofelya a aussi pu compter sur le soutien de son mari. Il a toujours eu des mots d’encouragement, alors qu’elle suivait des cours de francisation et qu’elle cherchait du travail.

Ofelya a d’abord travaillé au restaurant A&W, histoire de pratiquer son français. Elle a tissé rapidement des liens avec l’équipe. Après quelques mois, elle a quitté son emploi pour donner naissance à sa première fille, Nané.

Plus tard, à l’invitation de Marie Fortin et de Véronique De Rosby, co-propriétaires de la Boulangerie Toujours Dimanche, elle a proposé aux amateurs de cuisine du monde de La Matanie deux soupers traditionnels arméniens à la Boulangerie. Les clients sont tombés sous le charme de ses plats délicieux et de son élégance.

Un portrait a été écrit sur Ofelya par le Service d’accueil des nouveaux arrivants de La Matanie (SANAM), faisant mention de son parcours professionnel. Valérie Bastien, directrice des Services aux membres et des opérations chez Desjardins, a lu le portrait et a convié Ofelya à venir la rencontrer. Mme Bastien a constaté toute sa compétence dans le domaine financier et au service à la clientèle. Ofelya a par la suite été invitée à joindre l’équipe de Desjardins.

« Quand Valérie Bastien m’a présenté mes collègues, j’ai compris que je n’entrais pas dans une équipe, mais dans une grande famille », confie Ofelya. Elle apprécie le climat amical et chaleureux de son milieu de travail. Elle ne s’est jamais sentie comme une étrangère. C’est la même chose avec les clients. En entendant son accent, ils sont curieux de savoir d’où elle vient, ils posent des questions et cela donne lieu à des conversations agréables. Ofelya a aussi eu la chance d’organiser un souper arménien pour ses collègues. Plusieurs veulent avoir ses recettes !

La jeune femme a eu sa deuxième fille Ani en 2020. Fonder une famille loin de ses proches est un défi. « C’est difficile. Ils n’ont pas encore rencontré Ani. J’ai hâte qu’ils puissent venir nous visiter. Heureusement, grâce à la technologie, on se parle tous les jours. » Néanmoins, Ofelya a le sentiment de vivre ici les meilleurs moments de sa vie parce que c’est à Matane que ses filles sont nées. « Devenir parent est un merveilleux moment dans la vie », affirme-t-elle.

La famille Mailyan-Sargsyan s’intègre bien ; elle est très attachée à son nouveau coin de pays. Ofelya et Ilya apprécient voir grandir leurs filles dans leur petite ville tranquille entre mer et montagnes. Ils sont heureux que leurs enfants soient des Matanaises-Canadiennes-Arméniennes. Le mélange des cultures est pour eux une grande richesse. Nané et Ani apprendront le français, l’anglais, mais aussi l’arménien, pour honorer leurs racines et pour communiquer avec leurs proches en Arménie. Ces enfants grandiront certainement avec un regard ouvert sur le monde.

Rédaction : Mélanie Gagné Créatrice de contenu
Photos en extérieur : Atelier Camion
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