Marielle Ohanian
![]()
Depuis longtemps, Marielle Ohanian suit son instinct et navigue au fil du courant, selon ses envies et ses besoins. Elle aime autant le mouvement que le calme, la terre que la mer, le dépouillement que l’abondance. Depuis 20 ans, elle rêvait du Canada, attirée par la nature et l’espace. Une image de vie agréable, de bien-être. Elle avait envie de découvrir la vie à l’étranger, de s’ouvrir l’esprit, de voir autre chose.
Son premier voyage en Amérique dure un mois en 2013. Coup de cœur immense pour Montréal où elle se sent à la maison. L’architecture et la variété de la population, le mélange anglo-franco et de culture lui plaît beaucoup puisqu’elle avait l’impression de voyager à chaque coin de rue. Au moment de quitter, elle raconte avoir beaucoup pleuré comme si on l’arrachait à ses racines. Dès son retour en France, elle entame les démarches pour immigrer au Canada.
C’est finalement au bout de quatre ans, en 2017, que Marielle dépose ses valises à Montréal, mais ce n’est que pour mieux poursuivre son voyage à travers le Canada. Au cours de la première année, elle se promène ici et là, au gré des contrats de travail, entre le Nouveau-Brunswick et l’Ontario, en passant par les Laurentides, Québec et, bien sûr, Matane. Sans le vouloir, le passage vers l’Ouest tarde et ses pas la ramène toujours vers l’est du Canada. Pendant deux ans, grâce à l’obtention d’un poste stable dans notre région, elle apprend à apprivoiser la vie quotidienne de cette petite ville côtière.
Puis, en 2020 elle doit rentrer en France pour s’occuper de son père malade et en fin de vie. Marielle prend le temps de s’occuper de lui de façon toute naturelle et le masse à l’occasion pour soulager ses douleurs. Un infirmier et sa mère lui soulignent que lorsqu’elle prend soin de son père, notamment par le massage, quelque chose de particulier s’en dégage et ils l’invitent à explorer cette voie. « On dirait que tu as fait ça toute ta vie. » lui disent-ils.
Cette phrase laisse une marque dans son esprit. Elle a toujours voulu apprendre la massothérapie et a toujours été tactile, oui. Mais le faire à des inconnus ? À son retour à Matane en novembre 2020, elle fait la rencontre d’une personne qui lui apprend qu’elle veut devenir massothérapeute et qu’il y a une école à Rimouski. Elle se dit qu’il n’y a pas de hasard et participe aux ateliers d’initiation. C’est un coup de cœur, une révélation ; elle s’inscrit donc à la formation.
Marielle devient massothérapeute en juin 2022. Elle tente l’expérience en spa à Charlevoix. Cependant, à chaque retour par ici, passé Mont-Joli, c’est un soupir de bien-être qui l’envahit, une impression de retour à la maison. Un sentiment de calme, d’apaisement, de cocon.
En même temps, elle se sent davantage attirée par le côté thérapeutique de la massothérapie. Elle observe que les gens ont besoin de s’exprimer à travers la parole et de se libérer de leurs émotions. Par son approche psy-corporelle, elle aide les gens à se ramener à soi, à mieux se connaître, à alléger leur corps et leur esprit. Aider les autres à être bien, c’est ce qui la nourrit. « Ce type d’approche crée de belles rencontres et éveille des consciences et j’aime passionnément ça ».
En août 2022, elle prend la décision de rester à Matane et d’ouvrir sa clinique ESPACES M. Elle y offre de l’accompagnement thérapeutique et holistique avec la masso-kinésithérapie, onco-massothérapie, des techniques de libération émotionnelle et des séjours bien-être.
Le goût de l’aventure et de l’exploration reste toujours présent. Un esprit entrepreneur peut facilement trouver des idées pour innover et elle a le sentiment d’avoir encore des projets à réaliser. Elle espère d’ailleurs acquérir un lieu pour créer un centre de ressourcement, car Marielle estime qu’à Matane, « c’est la place parfaite pour se déposer, prendre le temps, se centrer, réfléchir et prendre des décisions. La vie est douce ici. La vie est aussi remplie de surprise. »
Rédaction : SANAM
Photos en extérieur : Atelier Camion
Autres photos : Gracieuseté de Marielle Ohanian