LOUANGE LYDIE TIÉ

Ivoire-Matane

Entrepreneure – Les Secrets de Lydia

Quand elle décrit ses premiers moments au Québec, Louange Lydie Tié, 34 ans, d’Abidjan en Côte d’Ivoire, raconte une anecdote qui révèle sa détermination et son courage ; « Je suis arrivée en décembre 2016. En voyant le paysage tout blanc, j’ai paniqué ! C’était difficile, mais par la suite, j’ai souvent fait des promenades pour m’habituer au climat. Lors d’une tempête, mon mari m’a vue m’emmitoufler et m’a demandé où j’allais. Je lui ai répondu : “Je suis venue ici pour rester. Laisse-moi me balader !” » Cinq ans plus tard, elle est toujours en Matanie et heureuse d’y vivre.

C’est l’amour qui a guidé Louange Lydie vers notre territoire. En 2010, elle a rencontré en ligne un homme du coin. Il est allé visiter sa douce plusieurs fois en Côte d’Ivoire, puis ils s’y sont mariés en 2013. En 2014, ils sont devenus parents d’un joli poupon au teint caramel : le petit Zénon. La famille a décidé de s’installer au Canada en 2016.

Dans son pays, Louange Lydie avait une entreprise bien implantée et des employés : Les secrets de Lydia. Il s’agissait d’un salon d’esthétique et d’une boutique de vêtements. L’entrepreneure a démarré ce projet après avoir quitté le milieu de la santé dans lequel elle ne se sentait plus à sa place. Elle était infirmière auxiliaire diplômée.

Au démarrage de l’entreprise, Louange Lydie se consacrait uniquement à la gestion et à la comptabilité. La demande était si forte qu’elle a dû suivre une formation en esthétique pour donner un coup de main à ses employés.

Une fois au Québec, Louange Lydie a travaillé pour un organisme communautaire, mais son intérêt pour l’entrepreneuriat était toujours vif. En août 2020, elle a osé : elle a fondé sa propre entreprise « Les secrets de Lydie », à Matane cette fois.

Elle offre des soins d’esthétique comme elle le faisait à Abidjan, mais elle propose aussi des soins de pieds, des manucures, des tresses et des perruques (entre autres).

Elle a une clinique à la maison, mais elle se déplace aussi à domicile. « J’ai beaucoup à apporter aux personnes de Matane. J’ai envie de m’impliquer et je fais les choses avec amour », soutient-elle.

Zénon est à la fois Ivoirien et Canadien. Louange Lydie est résidente permanente et se prépare à faire une demande de citoyenneté canadienne.

La maman est heureuse que son garçon fréquente une école québécoise. Elle trouve cela formateur : « J’ai découvert de nouvelles façons de faire en termes d’éducation. Il y a des choses que je ne savais pas ! »

Louange Lydie a été accueillie à bras ouverts en Matanie par la famille de son mari. Ça lui a fait chaud au cœur. Il ne manque à son bonheur que de revoir ses proches : « J’attends impatiemment la visite de l’un de mes petits frères. Il va s’installer ici ! »

Louange a 14 frères et sœurs, dont deux frères biologiques. Ses parents sont décédés alors qu’elle était enfant. Les meilleurs amis de ses parents, qui ont eu 12 enfants, ont pris soin d’elle et de ses frères. « Ils nous ont adoptés et on n’a pas manqué d’amour. Nous sommes leurs enfants comme les autres et je les considère comme mes parents », confie-t-elle. Son papa prévoit de venir faire son tour à Matane. Louange Lydie a très hâte que le temps des retrouvailles soit venu, une fois la pandémie derrière nous… Elle sera fière de faire découvrir sa Matanie aux siens.

À Matane, Louange aime prendre des marches sur la grève, participer à des activités organisées par le Service d’accueil des nouveaux arrivants (SANAM), aller à la bibliothèque municipale et jouer au parc avec son garçon. Elle apprécie les paysages maritimes de La Matanie. Venant d’une ville située en bordure de l’océan Atlantique, cette proximité avec le fleuve lui plaît beaucoup.

Rédaction : Mélanie Gagné Créatrice de contenu
Photos en extérieur : Atelier Camion
Photos en entreprise et vidéo : Triango.net